LES HABITUDES ALIMENTAIRES MALGACHES

Manger c’est vivre. Les habitudes alimentaires suscitent des débats passionnés. Le repas passe du simple besoin de survie de l’homme jusqu’à atteindre une forme d’art de vivre dans certaines cultures. Dans tous les cas, si la variété du choix et la façon de préparer le repas diffèrent, les malgaches font du repas une poésie.

Quelques dictons malgaches autour du repas :

  • « Manasa vahiny tsy tonga : Sady voky no afaka adidy »  »Un invité qui annule au dernier moment ne nous offusque pas car nous ne sommes plus tenus par le devoir et nous mangeons bien »
  • « Tagnana ankavia miandry » ‘’Notre main gauche vous a attendu mais la droite a déjà commencé ». (Pour les personnes qui arrivent en retard au repas) 

Dans le Nord-Est de Madagascar d’où je viens, l’art de la table a évolué. Les citadins mangent avec fourchettes et couteaux mais, dans nos campagnes nous continuons de manger avec seulement une cuillère et nos dents font office de couteaux et fourchettes. Et, quand on n’a plus de dent, les dictons moqueurs sont légions dont voici mon préféré : « Mivezivezy ny katsaka ambavan’ny antitra »  »Le grain de maïs fait beaucoup de va et vient dans la vieille bouche sans dents. » 🙂

Que ce soit lors des fêtes traditionnelles où nous mangeons dans des feuilles de  »Lingoza » (Amomum angustifolium )  pour ne pas avoir à faire la vaisselle, ou dans la vie de tous les jours, le riz reste l’aliment de base. En effet, on en mange aux 3 principaux repas de la journée. Voici un exemple d’un repas classique du malgache moyen qui généralement est accompagné d’ une pâte de piment.

Au petit déjeuner nous prenons ce qu’on appelle :« Ankera » »Restes de la veille’‘ ou du manioc doux, patates douces, ignames, bananes vertes etc.…Du thé qui en réalité est une infusion de feuilles de  »ravimboafotsy » seules ou mélangées aux feuilles de citronnelles, aux bâtons de cannelle ou encore à du gingembre. On termine le petit déjeuner avec du café et bien sûr du lait de zébu quand une vache a un petit.

Au déjeuner c’est une grosse part de riz accompagné de temps en temps de poisson ou de viande pour ceux qui en ont les moyens. Mais, riches ou pauvres mangent le riz avec le  »ro-mazava’‘ un bouillon de feuilles diverses et variées de moringa, de manioc, de patates douces Etc.… sans oublier achards de légume ou le rougail de tomate. Le tout stimulé par la pâte de piment à la malgache.

Le bon bol de  »rano ampango » est omniprésent : L’eau bouillie dans la casserole qui a servi à cuire le riz et dont on a pris soin de brûler le fond pour parfumer le riz mais aussi pour donner une jolie teinte ambrée à l’eau. En réalité, le charbon contenu dans le  »rano ampango » prévient d’éventuels dérangements intestinaux. Nos ancêtres étaient docteurs ! 🙂 Nous ne buvons que de cette eau bouillie pour ne pas tomber malade.

Le dîner c’est à peu près la même chose qu’à midi, toujours poussé à coup de  »rano ampango ».

Notre goûter de quatre heure de l’après-midi est généralement fait de racines bouillies salées ou sucrée. Même si on s’est explosé la panse au goûter, deux heures après nous faisons toujours honneur à la grosse assiette de riz. Mon oncle avait l’habitude de dire que dans le ventre du vrai malgache le riz a une place très spéciale qu’il faut satisfaire. Et je l’ai cru parce qu’on a toujours bon appétit dans ma famille.

Vous vous demandez où est le dessert, et bien ce sont des fruits à volonté à n’importe quelle heure de la journée et dieu sait qu’à Antalaha Madagascar nous avons un large choix de fruits exotiques. Toute l’année on a des fruits connus tels que papayes, mangues, litchis, oranges, mandarines, ananas, canne à sucres, et des plus exotiques moins connus comme les jacques, sapota, les prunes Cythère et toutes sortes de baies sauvages, des caramboles et beaucoup d’autres encore. Je n’exagère pas, il y en a vraiment beaucoup.

Traditionnellement l’expression :  »Suivre un régime amincissant » n’existait pas vu la faible teneur en calorie dans tous ces aliments. Le monde moderne nous a apporté tout ce qui peut faire grossir et nous sommes actuellement en train de réaliser que l’obésité existe déjà dans certaines régions aisées de Madagascar.

Doit-on s’en inquiéter ou en rire ? Il fut un temps où une femme bien en chair était enviée et faisait la fierté de son époux parce que c’était un signe de bonne condition sociale.

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Brochettes de bœuf ou Môsikiky

BROCHETTE DE ZÉBU, SIGNE DE CONVIVIALITE MALGACHE 
Cliquez ici pour voir la vidéo

Temps de préparation : 10 mn
Temps de macération : 1 heure
Temps de cuisson : 3 à 5 mn selon cuisson recherchée
Mariage de goût : Accompagne bien le riz nature, le rougail de tomates, hachard de légumes , manioc nature ou galette de manioc.

Ingrédients pour 6 personnes :
• 1 kg filet de zébu ou de bœuf
• ½ cuillère à café de piment de Cayenne
• ½ cuillère à café de 5 épices chinois

• ½ cuillère à café d’ail en poudre
• 1 cuillère à soupe de sauce de soja léger
• 1 cuillère à soupe de miel
• Sel
• 1 filet d’huile d’olive
Cliquez ici pour acheter les épices dans cette recette

Action !!
1. Découper le filet de bœuf en gros cube.
2. Dans un bol, ajouter le piment doux, les 5 épices chinois, l’ail en poudre, la sauce de soja, le miel, le sel et un filet d’huile d’olive
3. Embrocher les morceaux aux piques pour brochette selon la taille voulue.
4. Recouvrir d’un film étirable et laisser macérer 1 heure.
5. Juste avant de passer à table, déposer les brochettes sur la grille du barbecue 3 à 5 minutes selon la cuisson recherchée.
6. Déguster

Mazotoa Homana ô ô. (Bon appétit)

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HACHARDS DE LÉGUMES MALGACHE

Pimentez-vous la vie et soyez heureux !

Pimentez-vous la vie et soyez heureux !

La Recette: Pour voir la recette en vidéo, je clique

Temps de préparation : 20 mn
Temps de cuisson : 20 mn au total

Mariage de goût : Accompagne les plats de viande blanche au lait de coco/ riz nature; les brochettes de bœuf ou le manioc nature

Ingrédients pour 6 personnes :
• ½ chou blanc
• 4 carottes
• ½ cuillère à café de poudre de combava
• 1 oignon rouge
• ½ cuillère à café d’ail en poudre
• 1 cuillère à café de curcuma
• Le jus d’1 citron
• Sel
• Poivre
• Piment fort (facultatif)
• Huile
Cliquez ici pour acheter les épices de la recette

Action !!
1. Laver et peler les carottes
2. Découper en fines lamelles les carottes et le chou
3. Émincer l’oignon rouge et réserver
4. Pendant ce temps faire bouillir de l’eau salé pour faire blanchir 2 minutes les lamelles de chou et les carottes puis, égoutter
5. Dans un wok faire chauffer 2 cuillères à soupe d’huile à feu fort et y faire revenir l’oignon jusqu’à ce qu’il ait une couleur translucide.
6. Rajouter le chou et les carottes préalablement blanchis, la poudre de combava de Madagascar, l’ail en poudre, le curcuma de Madagascar, le sel, le piment, le poivre de Madagascar.

7. Remuer pour bien mélanger le tout et verser le jus d’un citron.
8. Laisser refroidir et déguster.
Mazotoa Homana ô ô. (Bon appétit)

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UNE VIE D’ENTREPRENEURE Part 5/5

 

L’Entrepreneure est forte

« Observe, écoute et apprend ! Tu ne peux pas tout savoir par toi-même. Quiconque pense tout savoir est voué(e) à la médiocrité ». -Donald Trump

  • Refuser la facilité.
  • Être un peu égoïste.
  • Se documenter sur des sujets divers et variés pour acquérir une connaissance générale des choses.
  • Observer ceux qui ont réussi et essayer de faire mieux.
  • Faire des exercices physiques et de la méditation.

En 2009, après avoir réalisé qu’en six ans j’ai pris quinze kilos et un séjour à l’hôpital pour une crise de foie qui a provoqué un début de vitiligo, j’ai décidé de reprendre ma vie en main. Ceci impliquait de prendre conscience du fait qu’il est difficile, voire quasiment impossible, d’entreprendre avec clairvoyance et efficacité sans une bonne santé physique et morale. Et c’était mon cas. J’avais la tête dans le guidon en pensant à toutes les formes de pression que je subissais (La famille, les partenaires commerciaux, la société, Etc…) Je ne pensais qu’à travailler encore et encore en croyant que c’était la priorité.

Depuis j’ai compris que je dois en priorité faire preuve d’égoïsme et m’occuper avant tout de moi-même en faisant régulièrement du sport, de la méditation, du yoga et en m’autorisant des distractions telles qu’écouter de la musique, sortir au cinéma, restaurant ou encore adhérer à un club de dirigeants d’entreprises d’origines étrangères… Plus vital m’habiller, me coiffer ou me maquiller avec soin m’est devenu une priorité !

Bref, j’ai radicalement changé ma façon de voir les choses et mon comportement face aux différentes pressions qui pèsent sur les épaules de tout entrepreneur qui se respecte. Je vous avoue que de jour en jour je retrouve ce sentiment de bonheur qui rend les péripéties de la vie abordables.

Aujourd’hui, en pleine forme physique et morale je suis beaucoup plus efficace dans mon travail. J’anime un blog sur le style de vie de la femme noire et métissée, je monte une entreprise de vente en ligne d’épices de choix de Madagascar et du monde.

Je me documente beaucoup sur les belles entreprises et leurs dirigeants pour m’en inspirer.

Avec toutes ces activités, je trouve toujours le temps de m’adonner à mes passe-temps favoris et mon entourage n’en est que plus heureux puisque je suis plus disponible.

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UNE VIE D’ENTREPRENEURE Part 4/5

L’entrepreneure a des obstacles à franchir.

 » Les obstacles sont les choses effrayantes que vous apercevez quand vous quittez votre but des yeux »  Hannah More

  1. Convaincre les banquiers.
  2. Reconnaître et éviter les prédateurs.
  3. Réagir aux intransigeances des administrations publiques.
  4. Ne pas laisser la vie familiale empiéter dans les affaires.
  5. Bannir l’auto-limitation de son raisonnement.

La vie est un jeu d’obstacle où les plus persévérants gagnent. J’abandonne très rarement puisque la réussite m’en défie. Pour y arriver, le prix à payer est cher mais ça en vaut le coût. Le risque très élevé de perdre des amis ou des pseudo amis est très fort. Avec le temps et de l’expérience, j’ai fini par comprendre que je préfère nettement être seule que mal accompagnée.

Les institutions telles que les banques, l’administration, sont vraiment intransigeants sur leur principe…Sauf qu’elles commettent aussi des erreurs et c’est la croix et la bannière pour avoir gain de cause. J’ai connu des avocats véreux, des huissiers malsains, un compagnon de vie profiteur, avide et cupide. Sans compter ceux que j’appelle des arnaqueurs officiels : Je cite tous ceux qui essayent de faire signer des contrats abusifs au nom du professionnalisme.

L’auto-limitation reste la pire des obstacles qu’il fallait que je combatte coûte que coûte. Je reconnais avoir imaginé des barrières alors que justement pour réussir, il fallait que je me surpasse et ne me laisse pas envahir par ces idées préconçues par la société. Voici quelques exemples de stupidités d’auto-limitation. « Je ne vais pas créer une entreprise parce que je n’ai pas assez d’apport »,

« Je ne m’inscris pas au club de golf parce que je suis noire »,

« Dans les réunions d’entreprise malheureusement à prédominance masculine, je ne prends pas la parole parce que je suis une femme faisant partie de la minorité »

Aujourd’hui, sans complexe, je ne m’attarde plus sur ces considérations bassement sociétales et vais parler d’égal à égal avec tout mon environnement économique.

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UNE VIE D’ENTREPRENEURE Part 3/5

Le devoir absolu de la femme entrepreneure.

  1. Par tous les moyens, se former et acquérir une connaissance vaste et diversifiée de son environnement macro-économique.
  2. Encourager les bonnes initiatives au sein de son équipe.
  3. Échanger régulièrement avec tous les partenaires pour être plus réactive face aux aléas de la vie d’entreprise.
  4. Adopter un comportement éthique digne et respectable pour être un modèle pour la jeune génération d’entrepreneures.
  5. Observer et écouter avant d’agir.

Étant entrepreneure autodidacte, j’ai dû fournir plus d’énergie que la moyenne. J’ai puisé cette énergie dans mon désir de réussir. Je me suis évidemment souvent trompée dans mes choix mais au lieu de me décourager je me relevais plus motiver que jamais.

Si celles qui ont réussi plus facilement ont reçu une meilleure éducation que moi, qu’à cela ne tienne ! Je m’éduque à ma façon. J’ai toujours un livre à portée de mains et lis avidement lors de mes pauses et ne m’endors jamais sans avoir lu quelques lignes. Je lis de tout, en français ou en anglais : Les biographies, les essais, les journaux économiques ou de simples romans. La lecture est un excellent vivier de savoir.

Dans notre monde aujourd’hui, l’accès à internet est encore meilleur puisque je peux apprendre beaucoup de choses grâce aux multitudes de tutoriels disponibles sur les vidéos gratuites. J’ai accès à de précieux informations sur tous les sujets qui m’intéressent.

À quarante-cinq ans, grâce à un système de valorisation d’acquis, j’ai même repris mes études en Gestion des Administrations et des Entreprises à l’Institut Universitaire Paul Sabatier de Toulouse pour deux ans où je me débrouille plutôt très bien pour une personne qui a dû quitter l’école à la fin du collège pour un manque d’argent. Et malgré mes plus de vingt ans d’expériences, je découvre encore et apprends des choses qui m’auraient bien aidé dans des situations passées et dont je m’en servirai pour la suite de ma carrière. Il n’y a pas d’âge pour apprendre, tout est question de priorité.

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UNE VIE ENTREPRENEURE Part 2/5

Les exigences de la femme entrepreneure à succès.

« Qui sait écouter, inspire confiance » Léonard De Vinci

  1. Constamment chercher à proposer la meilleure qualité de produits ou services pour se démarquer de la concurrence.
  2. Privilégier une relation saine avec la clientèle pour pratiquer un juste prix et ne pas tomber dans l’avidité.
  3. Être intransigeante dans les délais d’exécution ; donc prévoir et planifier les disponibilités de chaque membre de son équipe pour un résultat satisfaisant.
  4. Refuser tout mauvais compromis avec les fournisseurs pour ne pas avoir à en proposer aux clients.
  5. Rester mesurée, féminine et présentable à tout épreuve pour forcer le respect de ses interlocuteurs.

L’entrepreneuriat implique d’être en relation avec différentes catégories de personnes. Donc, savoir traiter avec ces personnes sans fausse note doit être maîtrisé. Plus particulièrement les banquiers, les fournisseurs, les clients ou les différents collaborateurs.

Si face à mon fournisseur j’adopte un ton plus exigeant, je suis plutôt soumise devant mon client. Parce que je considère qu’un client s’attend à un traitement particulier pour acheter et que le vendeur est par définition le demandeur. Autant plus que la concurrence n’attend qu’un faux pas de ma part pour récupérer mon client. Ce qui, pour moi, est hors de question !

Être présentable est bien plus qu’une nécessité, c’est impératif ! Je m’habille toujours bien en toutes circonstances puisque je sais pertinemment qu’une première impression compte pour 70% dans la suite d’une relation.

Je m’exprime de façon claire avec mesure, sincérité et conviction. J’accorde toute mon attention à mes interlocuteurs et leur laisse suffisamment de temps pour s’exprimer.

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UNE VIE ENTREPRENEURE Part 1/5

Les principales responsabilités de la femme entrepreneure.

« Le succès c’est de se promener d’échec en échec tout en restant motivé » W. Churchill

  1. Assumer sa féminité dans l’approche de son travail
  2. Affirmer une volonté de garder le cap vers le but à atteindre tout en restant objective et réactive devant d’éventuelles incompatibilités.
  3. Trouver les meilleurs éléments dans la formation de son équipe afin de s’assurer de bons résultats et toujours reconnaître et gratifier l’équipe pour le succès de l’entreprise.
  4. Prendre la responsabilité d’un échec et remotiver son entourage car ce n’est que parties remises jusqu’à trouver la bonne stratégie.
  5. Communiquer par tous les moyens disponibles et raisonnables.

Ma vie d’entrepreneure a commencé presque malgré moi à la naissance de mon premier enfant à dix-neuf ans et demi. Avoir dans mes bras un être innocent a réveillé un fort sens de la responsabilité. Le désir de lui donner le meilleur de moi m’a poussé à sans cesse entreprendre des démarches pour subvenir à son bien être.

J’ai donc appris au jour le jour dans le tas. J’ai fait du porte à porte, vendu des chapeaux au marché, créé une entreprise de confection et d’impression en sérigraphie, ouvert une boutique de distribution de viande de volailles, monté une entreprise d’importation de produits artisanaux de Madagascar, construit une maison et aujourd’hui, vingt-cinq ans après, je suis en train de mettre en place un commerce en ligne d’épices et de produits de beauté pour la femme noire et j’anime un blog sur le style de vie de la femme d’origine étrangère en France.

Je communique beaucoup en faisant parler de mon entreprise à travers les différents médias.

Bien évidemment, j’ai connu l’abandon, l’échec, le rejet, mais je me suis toujours relevée en remerciant l’adversité qui a fait de moi ce que je suis devenue. Une femme forte. Même si je ne prête aucune attention à ce que pensent les gens de moi, en sachant qu’ils existent, je m’arrange toujours pour ne montrer que mon sourire détendu. Dire que c’est facile serait mentir. Mais, je reconnais que c’est très épanouissant dans la mesure où j’ai toujours considéré l’échec comme une leçon pour mieux m’y prendre à l’avenir. Le trophée est ce doux goût du succès que je savoure en regardant le chemin parcouru depuis le début.

Mesdames, plus d’excuses et même pas peur ! Nous pouvons toutes devenir de bonnes chefs d’Entreprises !

Je vous invite à commenter et à me faire part de votre propre expérience qui, je n’en doute pas, est très passionnante.
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PRENDRE DES INITIATIVES ET RÉUSSIR

« On en viendra espérons-le, à comprendre qu’une société est mal faite quand la femme est maintenue sans initiative. » Victor Hugo (Actes et paroles; édition 1940)

Nous vivons dans un monde où tout va très vite. Les diversions sont donc omniprésentes. Sans que l’on ne s’en rende compte, le temps passe et nous dérivons sans prendre conscience qu’au final, nous n’avons rien créé de valorisant.

De nos jours, il est plus facile de rentrer dans une vie de routine nous pensons à tort ou à raison être suffisamment confortable et où, la fameuse expression  »Point trop n’en faut! » devient une religion.

En ne participant pas aux changements de notre monde nous sommes plus vulnérables car nous ne faisons que subir ces changements.

1°) DONNEZ VOUS LE TEMPS DE RÉFLÉCHIR

Installez vous confortablement 20 à 30 minutes, seul(e), sans distractions telles que la radio, le téléphone, les infos et les séries télévisés, la fumette, l’alcool Etc… Demandez vous:

  • Qu’ai je fait de bien de ma vie?

  • Puis-je me contenter de faire ce même travail, chez ce même patron toute ma vie? Comment vais-je rebondir si pour X raison ce travail ne m’est plus accessible?

  • Que m’apportent deux heures quotidiennes de télévision? Pendant que je regarde passivement les acteurs faire ce qu’ils aiment faire et gagner de l’argent, qu’aurai-je mieux fait par moi même pour avoir une meilleure qualité de vie?

  • Quand je serai parti(e), quel souvenir laisserai-je à mes enfants? Celui d’une personne aigrie et résignée ou celui plus gratifiant d’une personne qui a maîtrisé son destin en créant un bon environnement pour sa famille.

Lorsque vous aurez acquis la bonne habitude de rester avec vous-même 20 à 30 minutes tous les jours, vous commencerez à y voir plus clair dans votre avenir et celui de votre famille. Certains appellent cette action une prière, d’autres disent qu’ils font de la méditation; peu importe!

«Quand nous nous mettons à prier, nous avons l’impression que nous prenons l’initiative. Mais l’initiative est toujours une initiative de Dieu en nous.» Pape Jean-Paul II(1920-2005)

2°) PRENEZ UNE INITIATIVE

Ce n’est pas tout d’y réfléchir et de découvrir ce qui serait bien pour vous. Il faut agir et, là encore, les distractions sont telles que vous vous demanderez par où commencer.

Un exemple classique: Lorsque vous allez faire les courses, vous faites bien une liste de ce qu’il vous faudrait vraiment parce qu’arrivé(e) au supermarché, vous seriez distraits par l’offre très vaste que: Ou bien vous auriez dépensé plus d’argent que prévu en achetant des imprévus, ou bien vous rentreriez chez vous en ayant oublié la moitié de ce dont vous aviez besoin.

  • Prenez donc l’habitude de noter vos idées. (Même si elles paraissent un peu stupide. Ce n’est pas grave)

  • Lorsque vous avez votre liste d’idée, choisissez celle qui vous paraît faisable et travaillez sur la bonne idée.

  • Faites une liste écrite des étapes à suivre pour réaliser votre idée. (ça s’appelle faire un plan)

Selon les personnes, arrivé à ce stade de réflexion ou bien on se sent déjà mieux, ou bien on se sent un peu inconfortable à l’idée d’entreprendre une telle démarche mais quoi qu’il en soit, il faut agir.

3°) AGISSEZ!

Il n’est jamais facile de décider de changer son confort de vie. Alors, continuez de communier avec vous-même les 20 à 30 minutes tous les jours. Visualisez ou rêvez de votre vie lorsqu’elle sera transformée par votre projet. Déjà, le simple fait de vous imaginer en train de vivre la vie de vos rêves vous motivera à agir.

  • Comme disent nos anciens, »L’appétit vient en mangeant. » vous n’aurez pas forcément envie d’attaquer ce vaste chantier, peu importe les raisons.(La peur du  »qu’en dira-t-on »; etc…) Alors commencez tout doucement. Sans vous en rendre compte, vous vous verrez en train d’avancer. Plus le projet prendra forme, plus vous voudrez allez jusqu’au terme du projet.

  • Toujours utiliser la même méthode! Écrivez les étapes à franchir et appliquez-les jusqu’à la réalisation complète du projet. C’est plutôt simple non?

Pour réussir, avancez et agissez quoi qu’il advienne. Si vous êtes un peu perdu(e) ou fatigué(e) reposez vous mais n’abandonnez jamais. Nous savons tous que les champions n’abandonnent jamais.

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Je suis Clovissia Soanirina Touvent. Je suis une entrepreneure infatigable et maman de trois grands enfants que j’ai élevée seule. J’écris des blogs sur le style de vie des femmes malgaches en France et ailleurs en m’inspirant de mon propre vécu. Mon but est de convaincre mes compatriotes que le fait d’être une femme vivant à l’étranger n’est pas un frein à la réussite mais un atout.

Bien à vous.

AGISSEZ INTELLIGEMMENT AUX REMARQUES DÉPLACÉES.

VOUS VOULEZ RÉUSSIR? CESSEZ DE VOIR LE MAL PARTOUT!

Autant que les hommes, nous, les femmes, avons toutes des obstacles à surmonter pour réussir. Mais comment réagir intelligemment face aux remarques déplacées? Voici quelques règles infaillibles pour garder la tête haute et avancer avec assurance.

Que ce soit en présence de machos ou de pseudo racistes,,, Peu importe, ne complexez pas!

Lorsque vous êtes seule, voire en minorité dans une assemblée, montrez que votre présence est aussi légitime que celle des autres en prenant une part active et intelligente dans le débat. Ayez toujours ce comportement de dignité qui est plus efficace que le reste.

Voici quelques postures à tenir en publique:

  • Tenez vous droite, les épaules ouvertes et le menton relevé.

  • Prenez des notes et lorsque c’est à votre tour de prendre la parole, exprimez vous de façon claire et concise. Ne vous détournez pas du thème de la réunion.

  • Soyez prête à répondre avec tact aux éventuelles objections ou remarques.

  • Ne prenez pas ombrage (ou du moins ne le montrez pas) des remarques ou questions ayants traits à votre sexe, à vos origines ou à votre statut social. Ce n’est pas du racisme ni de la discrimination mais de la peur. Ce sont les signaux qui indiquent que vous les impressionnez et c’est ce qui les poussent à vous déstabiliser.

Choisissez ce moment pour confirmer que vous maîtrisez le sujet en réorientant la discussion vers l’objet de la discussion.

Les remarques racistes, machistes, sexistes et autres,,, vous allez les rebaptiser  »la peur ». Elles se distinguent en deux catégories.

  • La première catégorie est dite avec le sourire pour paraître gentil.

« – Comment se fait il que vous parliez si bien le français? »

« – Ce n’est pas une réunion tupperware les filles!»

« – Depuis combien de temps êtes vous en France? »

« – Votre pays ne vous manque-t-il pas trop? »

  • L’autre catégorie est plus incisive et difficilement masquée par un quelconque signe d’aménité:

« – Pourquoi ne retournez vous pas chez vous si vous n’êtes pas contente?»

« – Vous devriez plus vous occuper des enfants que de ce sujet »

« – Contentez vous d’être en France et taisez vous! »

La seule façon de répondre à ces remarques sans rentrer dans le jeu de la victime c’est de demander à la personne qui a fait la remarque d’expliquer où elle veut en venir par ces propos. La question poussera cette dernière à démontrer son idée sournoise qu’en général, elle se dégonflera.

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